Cancer et Jeûne & Sens
Informations, conseils préventifs et curatifs des Calculs biliaires
Informations, conseils préventifs et curatifs des Calculs biliaires
Depuis de nombreuses années, la pratique du jeûne fait l’objet d’un intérêt croissant auprès du grand public mais aussi, plus particulièrement, chez les patients atteints de cancer. Que dit la littérature scientifique et médicale de cette pratique ?
Les objectifs visés par les personnes qui pratiquent le jeûne peuvent aussi être très différents.
S’agit-il :
La médiatisation du jeûne et de ses bienfaits dans le cas du cancer doit s’accompagner d’une information scientifique et médicale la plus limpide possible. L’univers de la santé fait face à une réalité très positive; les patients veulent de plus en plus être acteurs de leur prise en charge. Pour eux, le jeûne apparait désormais comme une option très prometteuse.
Pour cela, des informations précises, intelligentes et intelligibles doivent être transmis aux personnes qui souhaitent pratiquer le jeûne dans ce sens.
Table des matières
Nous savons que les cellules d’un organisme peuvent exprimer les gènes entraînant soit le mode de croissance et de reproduction, quand il y a abondance de nourriture. Soit le mode de protection et réparation quand il y a jeûne, c’est-à-dire absence ou diminution de nourriture. Il est évident que le mode croissance avec abondance de glucose, de protéine et des facteurs de croissance et celui dont la cellule cancéreuse a besoin.
Les cellules dégénérées des tumeurs cancéreuses croissent sans arrêt : elles ont perdu tout respect et règles de coexistence avec les cellules saines de l’organisme. Elles ne « meurent » plus comme les cellules normales, ne stoppent plus leur accroissement lorsque la limite du tissu voisin est atteinte mais en envahissent aussi bien les tissus voisins que ceux qui se trouvent à distance en formant des métastases. De plus, elle présente avec le temps, des anomalies structurelles de plus en plus marquées que l’on nomme « atypie« .
La dégénérescence cancéreuse d’une cellule peut être provoquée par divers facteurs par exemple une irradiation ou l’exposition répétée à un ou plusieurs produits chimiques comme c’est le cas du fumeur. La prédisposition génétique est surtout des facteurs de l’environnement comme l’alimentation jouent un rôle clé dans le développement du cancer, sans oublier les chocs émotionnels.
La cellule dégénérée est généralement détruite par notre système immunologique ; à moins qu’elle n’ait réussi à créer un environnement favorable à sa croissance et à son développement. Elle crée cet environnement en détournant le phénomène de l’inflammation pour permettre sa croissance dévoyée.
Le processus inflammatoire a pour fonction de réparer nos tissus lorsqu’ils ont été déchirés, coupés, brûlés ou lésés d’une quelconque façon. Les plaquettes sanguines accourent pour colmater la brèche et déclenchent la cascade de la réaction inflammatoire. Des néo-vaisseaux sanguins sont produits pour apporter plus de sang dans la lésion et ainsi plus de cellules de défense. Production également de facteurs de croissance pour régénérer les cellules et cicatriser la plaie. En temps normal, une fois la blessure guérie, l’inflammation cesse. Une plaie devenue rouge, tuméfiée, chaude et douloureuse dans sa phase aiguë laisse place à un tissu cicatriciel redevenu normal.
Or, dans le cas du cancer, les processus de l’inflammation, détournés par la tumeur, lui servent à accroître et envahir. On dit du cancer qu’il est « une blessure qui ne guérit pas ». Tout phénomène inflammatoire chronique dans un organisme, comme par exemple la bronchite chronique du fumeur, entretient un terrain favorable au développement du cancer. Et cela par la sécrétion d’un stimulant de la croissance cellulaire appelée IGF1.
La consommation de sucre, nourriture de prédilection de la tumeur, provoque la sécrétion de l’insuline; une hormone qui à son tour stimule la production d’ IGF1, de l’engrais du cancer.
À l’inverse, pendant un jeûne, le glucose sera raréfie, privant la tumeur de son facteur de croissance IGF1. La cellule saine, elle, peut parfaitement vivre sans glucose et se tourner pendant le jeûne vers la consommation de la graisse, mobilisée à partir du tissu adipeux. N’oublions pas que la graisse corporelle est une réserve de nourriture prédigérée et stockée sous cette forme compacte.
Les cellules cancéreuses sont produites en permanence dans notre organisme et aussitôt détruites par nos systèmes immunologiques. Le pourquoi de cette défense parfois dépassé permettant à la tumeur de se développer n’est que partiellement compris. On invoque une multi causalité et de nombreuses études ont mis en évidence ces mécanismes.
Si la prédisposition génétique en est une, il existe beaucoup d’autres facteurs favorisant le développement du cancer et sur lesquels nous avons prise. Nous pouvons nous servir de ces connaissances pour nous protéger et développer un style de vie « anticancer » dans lequel le jeûne aura sa place. Il est plausible de penser qu’il augmente la capacité du corps à éliminer ces cellules déviantes avant qu’elles ne se multiplient et forment une tumeur.
Soumettre les personnes atteintes de cancer à un jeûne semble indiqué, puisque celui-ci interrompt le mode reproduction-croissance. Certaines publications ont même démontré que chez les souris le jeûne est aussi efficace que la chimiothérapie et peu éliminer la tumeur ou du moins l’affaiblir.
Mais dans quelle mesure cet affaiblissement peut-il être maintenu dès que l’on quitte le mode de protection du jeûne ? Et dans quelle mesure faut-il fournir au corps les vitamines, minéraux, acides gras essentiels, protéines et substances phytochimiques nécessaires à l’activation et les défenses immunitaires ? Voila des questions importantes auxquelles nous ne pouvons pas encore répondre avec certitude.
Une utilisation prudente du jeûne lors de cancer, avec accompagnement médical, doit cependant être envisagé, vu le succès thérapeutique des expériences sur des modèles animaux. Cette utilisation peut être envisagée à l’occasion d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie puisque les chances de réduire les effets secondaires de celles-ci sont grandes, même si non encore documenté par des publications sur des grands nombres de patients. Les résultats d’études cliniques permettront à l’avenir sans doute de mieux préciser les recommandations individuelles.
Certains critères comme l’état général et l’âge biologique du patient, le type de tumeur et le stade d’évolution, la motivation à jeûner et la compétence du thérapeute sont déterminants.
Voici quelques recommandations considérées comme responsables :
Toute personne qui a redécouvert sa capacité à jeûner dans de bonnes circonstances sans être malade ni trop âgé et sans stress, possède un outil efficace qui peut être mis en action en cas de besoin. Les études cliniques en cours actuellement, se heurtent à une grande difficulté : demandez à des patients cancéreux, stressés et angoissés de cesser de manger pendant leur chimiothérapie. N’ayant aucune idée de ce qu’est le jeûne et ayant souvent entendu depuis le début de leur maladie qui ne devait surtout pas perdre de poids; ils sont désécurisés par le changement de discours. Sans compter que le personnel hospitalier n’est pas non plus formé à la conduite d’un jeûne. Ce sera bien différent lorsque patient et soignant auront de l’expérience en la matière.
Le jeûne, comme prévention de récidive chez les personnes en rémission après traitement, est à recommander.
Le choix de la forme, de la longueur et de la fréquence du jeûne dépend du poids, de l’état de nutrition, de l’âge, du type de cancer et d’autres pathologies ainsi que de la discipline personnelle. Il est recommandé d’être suivi par un centre spécialisé qui dispose d’une longue expérience.
Le jeûne prolongé selon la méthode Büchinger avec accompagnement multidisciplinaire (idem Jeûne & Sens) peut se faire de préférence après une année de rémission. Par contre des jeûnes courent selon ces mêmes principes peuvent être indiqués avant.
Une tumeur, à fortiori une tumeur métastatique, représente une situation où, à part des récits de cas isolés, il n’y a pas encore d’expérience ou d’études cliniques systématiques chez l’humain. Par contre avec certaines formes de tumeurs dans des modèles animaux; il y a des guérisons comparables à celles obtenues avec la chimiothérapie.
Ces rapports de cas isolés ayant guéri par le jeûne sont presque toujours associés à un changement radical d’alimentation dès la reprise alimentaire.
La méthode Breuβ est la plus extrême des méthodes dont l’auteur rapporte des résultats positifs avec un jeûne de 40 jours soumis à des règles très strictes décrites dans un ouvrage. Breuβ (1899-1990) était un naturopathe-guérisseur, spécialiste de la médecine populaire et originaire de Bludenz en Autriche. Il ne rapporte aucun des résultats négatifs et il y en a. Plusieurs patients n’ont pas guéri mais ont étonnamment bien supporté la procédure.
Les personnes atteintes de cancer, désireuses de jeûner et correspondant aux critères mentionnés, devraient commencer par des jeûnes courts de 3 à 5 jours coïncidant avec les périodes de traitement, comme décrits ici.
La clinique Büchinger eu connaissance de deux cas dits incurables, abandonnés par la médecine, qui ont jeûné et guéri. Beaucoup d’autres n’ont pas guéri mais ont senti une amélioration des douleurs et ont pu quitter cette terre plus paisiblement.
Donc, qui serions-nous pour décourager une personne chez qui chimio et radiothérapie ont échoué et qui aimeraient tenter sa dernière chance ?
Et pourtant il faut du courage à un thérapeute pour accepter d’accompagner un tel malade la pression de l’establishment médical est grande… Alors que si souvent on soumet un malade à des chimiothérapies tout en sachant qu’elles ne peuvent plus l’aider. Il s’ensuit des souffrances inutiles pour le malade, du stress émotionnel pour les familles et des coûts en milliers d’euros pour la collectivité… Mais le thérapeute a respecté les protocoles. Les médecins désireux de changement et d’ouverture portent un double poids sur leurs épaules; ils s’engagent à aider des malades dans des situations très difficiles sans soutien de leurs groupes professionnels. Qui plus est, ils ont à craindre pour leur carrière. Comme il a été démontré, le jeûne affaiblit la tumeur. C’est donc sans doute dans la synergie du traitement conventionnel oncologique et du jeûne suivi d’un style de vie anticancer qu’est l’espoir de guérir.
Si une personne correspond aux critères énoncés ci-dessus, elle peut envisager de jeûner dans le cadre d’une chimiothérapie. L’accord ou, du moins, la non-opposition de l’oncologue est très souhaitable car favorise la stabilité émotionnelle de la personne.
Les protocoles des études cliniques proposent de jeûner 3 jours avant le début de la chimiothérapie. Trois jours est le maximum que les comités d’éthique ont accepté. Cette durée correspond en général au temps nécessaire à la transition donc n’est, au sens de la clinique Buchinger, pas mal choisie.
Il serait bon de faire 1 jour de monodiète avant le jeûne. Par exemple, un jour de légumes avec riz complet et un lavement évacuateur de 1 l pour initier le jeûne comme il est pratiqué dans la clinique Büchinger. Celui-ci sera répété tous les 2 jours.
Deux litres d’eau et tisanes, au moins, doivent être bues chaque jour. Comme dans toute situation de jeûne, les médications type antihypertenseur, anticoagulants, antidiabétique et autres doivent impérativement être redosés. Dans ce sens l’accompagnement médical avec contrôles sanguins quotidiens sont indispensables.
Le jour de la chimio on appliquera le même programme en l’adaptant aux circonstances.
La reprise alimentaire, au deuxième jour post-chimio doit être lente et progressive. Les personnes en sous poids ou celles qui ont tendance à l’amaigrissement doivent manger plus si elles ont faim. C’est bien là le facteur limitant.
L’expérience personnelle de la clinique Büchinger, enrichi de celles de la docteur Kousmine, du docteur David Servan-Schreiber et du professeur David khayat permet de résumer ici les actions thérapeutiques décisives, comme la pratique du jeûne, dont une personne atteinte de cancer peut prendre l’initiative.
La première recommandation est d’avoir un poids normal. Les jeûnes cours périodiques peuvent jouer un rôle stabilisateur du poids et favoriser l’adoption d’une alimentation saine anticancer. L’arrêt définitive de la fumée ainsi que de l’alcool jusqu’à rémission, est à recommander.
L’élimination des sucres rapides tels que sucre blanc, sucreries et boissons sucrées est à recommander. Dans une moindre mesure les fruits, dont il est pourtant recommandé d’en consommer un à trois par jour. On peut choisir les fruits comme les pommes ou les baies (bio évidemment). Il s’agit de réduire l’index glycémique de notre alimentation afin de réduire la sécrétion d’insuline et par-là même la production d’iIGF1. Il en va de même pour la farine blanche.
D’autre part, il s’agit de consommer d’excellentes graisses telles qu’elles se trouvent dans toutes les sortes de noix et les fruits oléagineux ainsi que les huiles pressées à froid qui en dérivent.
Le bon choix des graisses alimentaires aide à diminuer l’inflammation en normalisant le rapport oméga 6 / oméga 3. Celui-ci est aujourd’hui largement déstabilisé au profit des oméga 6 en raison de la modification de la nourriture du bétail. Celui-ci ne se nourrit plus d’herbe des pâturages riche en oméga 3 mais reçoit des farines de soja et de maïs riches en oméga 6. Ce déséquilibre du rapport oméga 6 / oméga 3 se retrouve dans les produits animaux que nous consommons et et répercutés sur la composition du tissu adipeux humain.
Quant aux protéines, il est recommandé d’en prendre suffisamment sans aller au-delà de la quantité quotidienne recommandée de 0,8 g par kilo de poids corporel. En utilisant les bonnes combinaisons (par exemple : pommes de terre-œuf, céréale-légumineuse), on peut augmenter la valeur des protéines. Les acides aminés se complétant, on peut absorber la quantité optimale minimale de protéines.
Aujourd’hui on attache une grande importance aux substances phytochimiques contenues dans les fruits et légumes crus et lactofermentés. Il y a des aliments anticancer qui sont spécialement recommandés par ce qu’ils en regorgent ; l’ail, l’oignon, le brocoli, les choux, le lin, la tomate, le curcuma, le poivre, les baies, le chocolat noir, les agrumes, la grenade et le thé vert.
Associé à tout l’arsenal thérapeutique mis en place, médicaments, chirurgie, radiothérapie, ces éléments agissent autant sur le plan physique que psychologique en synergie pour renforcer l’individu dans sa totalité et favoriser la tolérance et l’efficacité du traitement.
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